C'est pourquoi, les bailleurs de fonds ont préconisé le recentrage des priorités en faveur de l'enseignement de base.

Enfin, les études montrent qu'il existe un déséquilibre entre l'aide attribuée à la population urbaine et rurale (80% des aides des associations et ONG sont distribuées au monde urbain ne représentant que 20% de la population).

Notre objectif est d'aider, sur une durée de développement brève mais indispensable, à titre expérimental, un village (ou plusieurs si nos moyens le permettent).

Il s'agit d'un projet global. Le thème central est l'éducation des enfants. Nous collectons, en France, des fonds pour équiper l'école de matériels pédagogiques et scolaires fabriqués localement, mais également pour financer le salaire d'un instituteur malgache. Ce dernier, en plus de leur transmettre un savoir, doit apprendre à ces enfants les notions de solidarité et d'entraide, bases même de la culture malgache et perdues dans le marasme du vécu et de la lutte quotidienne.

En fonction de la générosité des donateurs, notre pôle d'intervention peut s'élargir pour devenir un projet micro-économique. A savoir, la création d'une cantine scolaire prise en charge par une association des femmes parents d'élèves ; la mise en place d'un jardin potager scolaire ( fourniture de semences : pomme de terre, haricots, manioc ...) dans le but d'inciter les enfants à apprendre à cultiver, à aimer la terre dès leur plus jeune âge et à recueillir le fruit de leur travail et ainsi divesifier leur nourriture ; l'élevage de volailles d'une part, pour approvisionner la cantine et de 2 vaches, d'autre part, confié aux pères, pour fournir journellement du lait aux enfants.

Car, il va de soi que la réussite scolaire de ces enfants dépend d'une bon équilibre alimentaire. Certains enfants sont souvent contraints de parcourir des kilomètres à pied pour se rendre à l'école sans avoir pris de repas.