L'EDUCATION COMME FACTEUR DE DEVELOPPEMENT ET MOTEUR DE DEMOCRATIE
 
Un pays ne peut grandir et se développer qu'avec des citoyens instruits et informés. Il faut donc préparer les enfants à affronter le grand défi de demain, celui d'instaurer, par l'éducation, une réelle et durable démocratie pour le citoyen du 3ème millénaire.

L'éducation rurale est essentielle pour le développement de Madagascar. En matière de développement rural, elle doit être le vecteur pour assurer la sensibilisation à la démocratie, la sécurité dans tous les domaines, social, économique et culturel. Enfin, elle doit pallier l'inégalité entre ville et campagne en répartissant équitablement les moyens de diffusion culturelle et freiner ainsi l'exode rural.

De surcroît, le projet vise à mettre en place des structures de soutien au monde rural et par la même à renforcer l'unité nationale et assurer une stabilité politique afin de permettre au pays de prendre réellement son essor.

L'éducation rurale est rénovée et adaptée selon les données et les besoins de ses habitants.

Améliorer les conditions de vie et intégrer l'école à son environnement :

Contribution à l'amélioration de l'équilibre nutritionnel des enfants par la création d'une cantine scolaire et la mise en place d'un jardin potager scolaire.

Fourniture de semences : pomme de terre, haricot, manioc ... dans le but d'inciter les enfants à apprendre à cultiver, à aimer la terre dès leur plus jeune âge et à recueillir le fruit de leur travail.

Approvisionnement de la cantine par la production de volailles et fourniture journalière de lait aux enfants par l'apport de 2 vaches. Car, il va de soi que la réussite scolaire de ces enfants dépend d'un bon équilibre alimentaire. Certains enfants sont parfois obligés de parcourir des kilomètres pour se rendre à l'école.

Par ailleurs, afin de préserver l'environnement, dès la première année du lancement du projet un enfant plantera un arbre.

 

 

 

 

 

Favoriser un embryon d'économie communautaire :

En fonction de la générosité des donateurs, notre pôle d'intervention s'élargira pour rendre le village autonome à travers des projets économiques.

Le village envisage de s'occuper :

- d'une pisciculture. Notre intervention consisterait à leur fournir les matières premières (ciment, fer rond, ...),
- de l'élévage de poulets.

Le village doit, à court terme, compter sur ses propres forces. Le jardin potager, l'élevage de volailles et la pisciculture doivent générer des revenus. Les villageois doivent savoir gérer leur production en créant une banque de semences pour la saison prochaine.

Les membres du village doivent prendre à bras le corps le projet et dégager un surplus afin d'assurer la pérennisation de l'action menée au niveau de l'éducation et devenir économiquement autonome.

Introduire des notions d'hygiène et de prévention :

Une attention toute particulière doit être portée à la santé.

Le mauvais état de santé et l'inaccessibilité des enfants aux soins primaires sont l'un des principaux facteurs de mortalité infantile. Les pathologies les plus courantes sont connues : paludisme, problèmes intestinaux, infections diverses, etc...

La santé devient donc un devoir pour tous. C'est pourquoi, le travail en milieu scolaire sera complété par une action sanitaire. Sans cette volonté, l'école n'aurait pas de sens.

Pour ce faire, l'instituteur devra introduire un cycle d'éducation basique en matière d'hygiène élémentaire et de prévention (toilette complète une fois par jour, lavage régulier des mains avant de prendre les repas, lavage quotidien des dents, etc...).

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est impératif que cette action s'élargisse à toute la communauté villageoise.

Les villageois devront adopter un comportement de type nouveau qui consistera en une sensibilisation aux notions primaires d'hygiène : corporel et vestimentaire, construction, à charge des parents, de latrines en des lieux précis. Les enfants, eux, veilleront à la propreté de leur école.

Face à ce besoin primordial, une infrastructure de base sera mise en place (petite pharmacie).

Le "point santé", équipé de matériels et produits de base, devrait permettre à la collectivité d'accéder aux premiers soins médicaux.

L'association, dans un premier temps, fournira un stock de médicaments adaptés aux besoins réels. Les médicaments seront ensuite vendus aux adultes à prix coûtant. La recette permettra le réapprovisionnement des stocks.

Par ailleurs, si une maladie grave atteignait un enfant du village, l'association tenterait, dans la mesure des ses moyens, d'aider les parents à faire face aux frais médicaux.

Enfin, il est impératif qu'un relais soit assuré par des agents sanitaires de l'Etat. Ils devront effectuer une visite sanitaire scolaire 2 fois par an à titre préventif.

Susciter la mobilisation de la communauté villageoise :

En échange de notre engagement, nous demandons la participation des principaux intéressés, à savoir, les parents, pères (pisciculture, élevage des animaux : volailles et vaches) et mères (couture des blouses et organisation de la cantine scolaire), voire du village tout entier. Car il n'est pas question d'assistanat, mais bien d'une action collective. Compte tenu du dénuement dans lequel ils se trouvent, les villageois ne peuvent pas apporter de participation financière mais simplement une contribution au travail par exemple, la main-d'oeuvre ainsi que la mise en commun de parcelles de terrain pour la culture et le bassin (pisciculture).

Signature d'un "Dina" avec le Fokonolona ; il s'agit d'une convention tripartite signée par le chef du village, l'association de parents d'élèves et L'Arbre du Voyageur.

 

 

 

 

 

Financement du projet :

Le projet se situant à plusieurs niveaux, nous sommes à même de prendre en charge la partie scolarisation : fourniture de matériels pédagogiques et scolaires, mais également le financement du salaire d'un(e) instituteur(trice) malgache.

Grâce à la générosité des donateurs, les autres axes du programme peuvent monter rapidement en puissance.

Contrôle et transparence du projet :

Nos interlocuteurs sur place sont des personnalités ayant une longue expérience de la vie associative. Afin d'assurer le suivi et le contrôle du projet ils seront relayés par une association provinciale qui s'engagera à nous faire parvenir trimestriellement un compte-rendu de l'évoluttion de la situation.

Une fois par an, dans le souci de respecter la transparence de l'utilisation des fonds, les donateurs seront informés des actions menées.

Certes, notre micro-projet n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan (indien) car tout reste à faire à Madagascar, mais un geste, le plus petit soit-il vaut mieux que l'inertie et puis, nous sommes convaincus qu'une Nation qui ne donne pas toutes ses chances à sa jeunesse est vouée au chaos.

De par notre participation à tous, mais également avec d'autres partenaires qui interviennent dans ce domaine dans le pays, nous souhaitons éradiquer le mal à la racine.

CONCLUSION :

Notre objectif d'aider ces villages déjà sélectionnés peut être étendu à de très nombreux autres villages que nous souhaitons mettre à l'étude à travers certains moyens.

Notre ambition est donc de généraliser, dans toute la mesure du possible, ce programme d'application qui permettrait à la Grande Ile de voir résoudre des problèmes basiques essentiels et d'insuffler une nouvelle dynamique dans les villages et les campagnes malgaches.